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Un plat mijoté convivial pour vos soirées tranquilles
Il y a des jours où l’on a simplement envie de vrai confort dans l’assiette. Ce soir-là, la météo était grise et fraîche, alors j’ai sorti ces langues de porc du réfrigérateur. Avec un peu de temps devant soi, une bonne cocotte et quelques ingrédients du placard, tout se met très vite en place.
Au final, on obtient une viande incroyablement fondante, qui se découpe presque à la cuillère. La sauce, elle, reste piquante juste ce qu’il faut : elle réveille le palais sans l’agresser. Avec un bon morceau de pain, chaque goutte finit par disparaître au fond du plat.
Je dois avouer qu’au début, je suis restée un peu dubitative devant ces abats. Pourtant, après une longue cuisson tout en douceur, je me suis retrouvée à racler le fond de la cocotte avec enthousiasme. Comme quoi, il suffit parfois d’oser pour découvrir de vraies pépites.
Prévoyez environ deux heures entre la première ébullition et le moment où les langues deviennent vraiment tendres. Pendant ce temps, la sauce réduit lentement, à feu doux, et vous pouvez ainsi tout préparer à l’avance sans stress. Réchauffé doucement, ce plat gagne même en saveur.
Si vous sentez déjà votre appétit se réveiller rien qu’en lisant ces lignes, il est temps de passer aux ingrédients. Installez-vous confortablement, préparez votre plan de travail, sortez la grande marmite, et vous verrez : la recette s’enchaîne naturellement, étape après étape.
Les ingrédients nécessaires pour une sauce bien parfumée
- 4 langues de porc fraîches, soigneusement nettoyées
- 2 oignons jaunes moyens, émincés finement
- 2 carottes coupées en fines rondelles
- 2 gousses d’ail, écrasées
- 1 branche de céleri, détaillée en petits dés
- 2 cuillères à soupe d’huile neutre pour la cuisson
- 20 g de beurre pour faire revenir les légumes
- 2 cuillères à soupe de farine pour lier la sauce
- 2 cuillères à soupe de concentré de tomate
- 400 ml de bouillon de légumes ou de volaille bien chaud
- 150 ml de vin blanc sec, de bonne qualité
- 2 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge
- 1 cuillère à soupe de moutarde forte
- 1 cuillère à soupe de cornichons finement hachés
- 1 cuillère à café de paprika doux
- 1 petite pointe de piment en poudre, à ajuster selon le goût
- 1 feuille de laurier
- 1 branche de thym
- Sel fin, à corriger en fin de cuisson
- Poivre noir fraîchement moulu
- Persil frais ciselé, pour le service
Les étapes pour des langues ultra fondantes et une sauce bien liée
- Étape 1. Rincez les langues sous l’eau froide, puis déposez-les dans une grande casserole. Couvrez-les largement d’eau, salez légèrement et portez à ébullition. Laissez ensuite frémir 10 minutes pour les blanchir : cette étape retire les impuretés et adoucit le goût.
- Étape 2. Égouttez les langues puis rincez rapidement la casserole. Replacez les viandes dedans, ajoutez le bouillon chaud, le vin blanc, le laurier et le thym. Portez à petite ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire tout doucement environ 1 h 30, jusqu’à ce qu’un couteau pénètre la chair sans résistance.
- Étape 3. Pendant que les langues mijotent tranquillement, faites chauffer l’huile et le beurre dans une sauteuse. Ajoutez ensuite les oignons, les carottes, le céleri et l’ail. Faites revenir à feu moyen pendant environ 8 minutes, jusqu’à légère coloration et apparition d’une odeur bien sucrée de légumes rissolés.
- Étape 4. Saupoudrez alors la farine sur les légumes et mélangez vigoureusement. Laissez cuire 2 minutes pour enlever le goût de farine crue. Incorporez ensuite le concentré de tomate, le paprika et le piment, puis mouillez avec deux louches de bouillon de cuisson des langues en fouettant pour éviter les grumeaux.
- Étape 5. Quand les langues sont bien tendres, sortez-les du bouillon et laissez-les tiédir une dizaine de minutes. Retirez ensuite la peau épaisse, qui se détache facilement tant que la viande reste chaude. Détaillez la chair en tranches d’environ 1 cm, bien régulières, pour assurer une cuisson homogène dans la sauce.
- Étape 6. Versez progressivement le reste du bouillon filtré dans la sauteuse, jusqu’à obtenir une sauce nappante et lisse. Ajoutez alors le vinaigre, la moutarde et les cornichons hachés. Laissez mijoter à feu doux encore 15 minutes, afin que la sauce réduise légèrement et devienne bien onctueuse.
- Étape 7. Glissez délicatement les tranches de langue dans la sauce, puis mélangez avec précaution pour ne pas les casser. Laissez réchauffer une dizaine de minutes à feu très doux, couvercle entrouvert, pour que les saveurs se mélangent. Rectifiez le sel, poivrez généreusement, puis parsemez de persil au moment de servir bien chaud.
Petites astuces pour une cuisson sereine et quelques variantes
L’erreur la plus fréquente consiste à cuire les langues trop vite. Dès que le feu est trop vif, la chair se contracte et durcit. Si cela vous arrive, baissez simplement le feu et laissez mijoter plus longtemps à feu doux dans un peu de bouillon, couvercle posé : la texture finit toujours par se détendre.
Si vous manquez de vin blanc ou si vous préférez éviter l’alcool, remplacez-le sans hésiter par la même quantité de bouillon, additionnée d’une cuillère de jus de citron. La cuisson reste identique, et la sauce sera un peu moins fruitée mais tout aussi savoureuse et équilibrée.
Pour une sauce encore plus veloutée, prolongez la réduction quelques minutes sans couvercle. La sauce doit alors napper le dos de la cuillère. Si elle vous semble vraiment trop liquide, délayez une cuillère de farine dans un peu de bouillon chaud, puis versez ce mélange en filet dans la cocotte en remuant.
Si vous ne disposez pas de grande cocotte, utilisez plutôt une sauteuse profonde avec un couvercle bien ajusté. De mon côté, je sers souvent ces langues avec une bonne purée maison, bien beurrée, mais vous pouvez tout à fait préférer des pâtes fraîches ou du riz. Adaptez l’accompagnement selon vos habitudes et ce que vous avez sous la main.
Une recette à ressortir souvent pour régaler vos invités
À table, le plat arrive fumant, nappé d’une sauce rouge légèrement brillante. Tout le monde se penche aussitôt au-dessus de la cocotte pour respirer ce parfum de mijoté, à la fois chaleureux et un peu épicé. C’est exactement le genre de recette que l’on prend plaisir à ressortir quand la maison est pleine.
Ce que je préfère, c’est cette bouchée où la langue ultra tendre se marie à la sauce piquante et aux petits morceaux de légumes. La sensation est immédiatement réconfortante, sans jamais être lourde. En somme, c’est typiquement le genre de plat qui fait du bien quand les journées raccourcissent.
Vous pouvez bien sûr varier l’accompagnement : pommes de terre vapeur, polenta crémeuse ou même légumes rôtis au four fonctionnent à merveille. Parfois, j’ajoute un peu plus de piment pour ceux qui aiment les saveurs plus corsées, parfois je reste plus sage. La base, elle, ne bouge pas et reste très fiable.
Alors, sortez vos casseroles, installez-vous près du feu et laissez ce plat mijoter tranquillement pendant que la maison se remplit de bonnes odeurs. Partagez ces langues en sauce avec ceux que vous aimez, et gardez la recette à portée de main : vous aurez sûrement envie d’y revenir souvent.
FAQ
Combien de temps faut-il prévoir pour cuire les langues de porc jusqu’à ce qu’elles soient fondantes ?
Il faut compter environ deux heures entre la première ébullition et le moment où les langues deviennent vraiment tendres, dont environ 1 h 30 de mijotage à feu doux après le blanchiment.
À quoi sert l’étape de blanchiment des langues de porc ?
Le blanchiment de 10 minutes à l’eau frémissante permet de retirer les impuretés et d’adoucir le goût des langues avant la cuisson longue dans le bouillon et le vin.
Comment obtenir une sauce bien liée et onctueuse pour ce plat ?
La sauce est liée par la farine ajoutée aux légumes rissolés, puis détendue progressivement avec le bouillon de cuisson des langues et laissée à réduire à feu doux jusqu’à consistance nappante.
Que faire si les langues deviennent dures pendant la cuisson ?
Si les langues durcissent, il suffit de baisser le feu et de poursuivre la cuisson à feu très doux, avec un peu de bouillon et un couvercle posé, jusqu’à ce que la texture se détende à nouveau.
Par quoi peut-on remplacer le vin blanc dans cette recette ?
Le vin blanc peut être remplacé par la même quantité de bouillon, additionnée d’une cuillère de jus de citron, sans modifier le temps de cuisson.
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