Salsifis dorés à la poêle : un plat d’hiver oublié au bon goût de feu de bois qui réunit toute la table

Poêlée d’hiver aux salsifis, fondante et dorée, au léger goût de feu de bois, un plat simple et chaleureux qui met tout le monde d’accord à table.

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Une poêlée réconfortante pour les soirs de grand froid

Il y a ces soirs d’hiver où vous regardez votre panier de légumes, et soudain vous tombez sur des salsifis un peu oubliés au fond.

Dehors, le froid pique, la lumière décline doucement, et l’envie de quelque chose de chaud et réconfortant se fait sentir.

Alors, cette poêlée arrive à point nommé : bien dorée, parfumée, avec ce léger goût de feu de bois qui rappelle les cuisines d’autrefois.

Au fil de la cuisson, la texture des légumes devient presque crémeuse, tandis que les bords se font légèrement croustillants, et j’avoue que cette combinaison me fait toujours craquer.

Longtemps, je me suis demandé quoi faire de ces racines un peu intimidantes, puis un jour je les ai toutes mises dans une poêle, un peu au hasard, et depuis, je refais cette poêlée très souvent.

Concrètement, ce n’est pas un plat compliqué : il demande surtout un peu de patience pour la cuisson, afin de laisser le temps aux salsifis de devenir fondants.

Comptez une vingtaine de minutes à la poêle, en plus du temps d’épluchage, et sachez que cette poêlée peut même être préparée à l’avance, puis réchauffée tout doucement au moment de passer à table.

Alors, si vous avez des salsifis qui attendent leur heure dans un coin, passons sans tarder aux ingrédients.

Les ingrédients pour des salsifis bien fondants et savoureux

  • 800 g de salsifis frais, bien fermes et sans taches
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive pour la cuisson
  • 30 g de beurre doux, ajoutés en fin de cuisson
  • 2 gousses d’ail, finement émincées
  • 15 cl de bouillon de légumes chaud, maison si possible
  • Sel fin, à ajuster en fin de cuisson
  • Poivre du moulin, généreux, pour relever les salsifis
  • 1 petite branche de thym frais ou séché
  • 1 cuillère à soupe de persil plat ciselé pour le service

Les étapes pour une poêlée de salsifis dorés sans les dessécher

  1. Étape 1. Épluchez les salsifis en enfilant des gants, car ils collent un peu, puis rincez-les rapidement. Ensuite, coupez les racines en tronçons de 5 à 6 cm et plongez-les aussitôt dans de l’eau légèrement citronnée pour éviter qu’ils ne noircissent.
  2. Étape 2. Portez une casserole d’eau salée à ébullition, puis ajoutez les salsifis. Laissez-les cuire environ 10 minutes à feu moyen : ils doivent devenir tendres tout en restant fermes. Égouttez-les soigneusement, puis laissez-les sécher 2 minutes.
  3. Étape 3. Faites chauffer l’huile d’olive dans une grande poêle à feu moyen, puis ajoutez les salsifis précuits. Faites-les revenir environ 5 minutes en les retournant régulièrement, jusqu’à ce qu’ils commencent à dorer.
  4. Étape 4. Ajoutez ensuite l’ail émincé et le thym. Mélangez rapidement pour ne pas brûler l’ail : il doit simplement devenir translucide. Puis versez le bouillon chaud, baissez le feu et laissez mijoter tranquillement 8 à 10 minutes.
  5. Étape 5. Lorsque le bouillon a presque disparu et que les salsifis sont bien fondants, ajoutez le beurre. Laissez-le fondre en remuant doucement pour enrober chaque morceau et obtenir une sorte de glaçage léger et brillant.
  6. Étape 6. Goûtez, puis salez et poivrez à votre convenance. Prolongez la cuisson 2 minutes à feu un peu plus vif si vous aimez les bords bien caramélisés, tout en surveillant pour éviter que cela n’accroche.
  7. Étape 7. Juste avant de servir, parsemez la poêlée de persil ciselé. Servez les salsifis bien chauds, idéalement dans la poêle encore tiède : la chaleur se garde mieux et le parfum reste plus présent.

Astuces et conseils pour rattraper, adapter et personnaliser

La vraie erreur avec les salsifis, c’est de vouloir les cuire trop fort et trop vite.

Dans ce cas, ils se dessèchent, deviennent fibreux, et le résultat est franchement décevant.

Cependant, si cela vous arrive, ajoutez simplement un peu de bouillon chaud, couvrez la poêle 3 minutes, et la chair se détend à nouveau.

Si vous n’avez pas de bouillon de légumes sous la main, vous pouvez tout à fait utiliser 15 cl d’eau chaude avec une demi-cuillère à café de fond de volaille.

Le goût sera alors un peu plus marqué, plus rond, mais la texture restera bien fondante ; il faudra simplement goûter avant d’ajuster le sel.

Pour une texture encore plus moelleuse, vous pouvez couvrir la poêle pendant 5 minutes au moment du mijotage, puis découvrir ensuite pour laisser le jus réduire et concentrer les saveurs.

Côté matériel, une grande poêle épaisse diffuse mieux la chaleur et offre une jolie coloration, mais une sauteuse fait très bien l’affaire également.

Pour ma part, je sers souvent cette poêlée directement dans le récipient de cuisson, posé au centre de la table, mais vous pouvez aussi la transférer dans un plat chaud : faites selon votre envie et votre façon de recevoir.

Une poêlée à refaire souvent et à partager sans façon

Autour de la table, cette poêlée de salsifis fait toujours son petit effet, même auprès de ceux qui pensent ne pas aimer les légumes racines.

Elle a ce côté rustique et simple qui met tout le monde à l’aise, et, pour un soir d’hiver un peu fatigué, c’est exactement le genre de plat dont on a besoin.

Ce que je préfère, c’est la rencontre entre les bords légèrement grillés et le cœur très tendre, presque fondant.

À chaque bouchée, un parfum discret, presque fumé, revient en bouche ; cela donne envie de rallumer une bougie, de se resservir et de prolonger la soirée.

Vous pouvez aussi varier un peu en ajoutant quelques lardons revenus à part, ou bien quelques rondelles de carotte précuites, ce qui apporte à la fois couleur et douceur.

Parfois, je glisse également un filet de crème en toute fin de cuisson, très peu, juste pour arrondir les saveurs sans alourdir le plat.

Gardez donc cette recette sous le coude pour vos prochains dîners d’hiver tranquilles, qu’ils soient prévus ou improvisés.

Servez-la sans chichis, avec un bon pain croustillant, et laissez ensuite les conversations faire le reste.


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