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Une potée qui réchauffe vite, idéale les jours froids
Ce soir, vous sortez la cocotte et vous entendez déjà le couvercle claquer doucement. Un plat comme ça, ça rassure. Le jarret commence à parfumer l’air, et votre cuisine devient tout de suite plus chaude.
Vous allez avoir une viande qui se défait presque à la cuillère, des légumes bien tendres, et un bouillon qui fait de la buée sur les vitres. Rien de compliqué, juste du temps et un feu tranquille.
J’avoue que je surveille toujours le chou comme si c’était fragile (alors qu’il tient très bien). Vous verrez, en quartiers, il reste joli, et il garde cette couleur vert qui donne envie.
Comptez environ 30 minutes pour préparer, puis 2 h 30 de mijotage tout doux. Et si votre jarret est très salé, un trempage de 1 heure dans l’eau froide change tout.
Bon, vous coupez vos légumes, vous piquez l’oignon, et vous laissez la cocotte faire sa vie. C’est le genre de recette où vous pouvez discuter, ranger, et revenir sentir le bouillon quand ça frémit.
Les ingrédients pour une cocotte parfumée et nourrissante
- 1 kg de jarret de porc demi sel, avec os
- 1 chou vert frisé moyen, bien serré
- 600 g de carottes, plutôt épaisses
- 500 g de pommes de terre à chair ferme
- 2 poireaux, bien lavés
- 2 navets, pas trop gros
- 1 oignon jaune
- 3 clous de girofle
- 2 feuilles de laurier
- 6 branches de thym frais
- 8 grains de poivre noir entier
- 1,5 l d’eau froide
- 20 g de beurre doux
- 2 cuillères à soupe d’huile neutre
Le mijotage pour une potée fondante, sans jarret dur
- Étape 1. Rincez le jarret sous l’eau fraîche, puis mettez le dans la cocotte avec 1,5 l d’eau froide. Chauffez jusqu’au frémissement et laissez 10 minutes, en écumant dès que la mousse monte.
- Étape 2. Égouttez la viande, rincez vite la cocotte, puis versez l’huile et remettez le jarret. Faites chauffer 2 minutes à feu moyen, juste pour le réinstaller, puis couvrez d’eau à hauteur.
- Étape 3. Épluchez carottes, navets et pommes de terre. Coupez les carottes en tronçons de 3 cm, les navets en quartiers, et les pommes de terre en gros morceaux, elles tiendront mieux à la cuisson.
- Étape 4. Nettoyez les poireaux et coupez les en tronçons de 4 cm. Piquez l’oignon avec les clous de girofle. Rincez le chou, retirez le trognon, puis faites de larges quartiers.
- Étape 5. Ajoutez dans la cocotte l’oignon, le laurier, le thym et le poivre. Couvrez, montez à petite ébullition, puis gardez un frémissement doux pendant 1 h 30, couvercle posé.
- Étape 6. Ajoutez carottes, navets et poireaux, puis posez le chou au dessus. Laissez cuire 40 minutes, puis mettez les pommes de terre et continuez encore 20 minutes, jusqu’à ce que tout soit fondant.
- Étape 7. Sortez viande et légumes avec une écumoire. Faites réduire le bouillon 10 minutes à feu vif, puis coupez le feu et ajoutez le beurre pour le rendre plus brillant. Servez bien chaud.
Astuces pour un bouillon net, et des légumes solides
Erreur fréquente, laisser bouillir fort et finir avec un jarret plus ferme. Si ça arrive, baissez à petit frémissement et prolongez 20 minutes, la viande se détend petit à petit.
Vous manquez de navets ? Remplacez par environ 300 g de panais en gros morceaux, ça apporte une douceur légère. Gardez le même temps, mais goûtez à 20 minutes de la fin.
Pour un bouillon plus rond, faites bien la petite réduction de 10 minutes, puis ajoutez le beurre hors du feu. Ça donne un jus un peu brillant, presque soyeux, sans rien épaissir.
Au service, des assiettes bien chaudes, c’est un détail qui change tout. Moi je laisse la cocotte au milieu et je sers directement, mais vous pouvez aussi tout dresser dans un grand plat, plus propre.
À servir bien chaud, et à refaire sans compter
Quand vous ouvrez la cocotte à table, il y a ce nuage de vapeur, et tout le monde se penche un peu. C’est un vrai moment de famille, avec le bouillon qui fume encore.
Ce que j’aime, c’est la viande qui se détache sans effort, et les carottes qui gardent un petit croquant au centre. Vous prenez une bouchée, vous soufflez, et bref, ça fait du bien.
Vous pouvez glisser une cuillère de moutarde dans l’assiette, juste au moment. Ou ajouter un peu plus de thym si vous aimez les parfums qui montent, surtout le lendemain.
Servez, réchauffez vos mains, et profitez de ce plat tout simple.

