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Un pot-au-feu réconfortant pour les soirées fraîches
Certains jours, on n’a envie de rien d’autre qu’une grande marmite qui chuchote sur le feu, d’un bouillon qui embaume toute la maison et met tout le monde en appétit. C’est exactement le genre de repas qui rassemble autour de la table, sans chichi ni complication.
Ce pot-au-feu-là a vraiment du caractère. Le bouillon est profond, presque velouté, la viande se tient bien tout en restant fondante, et les légumes prennent ce goût un peu nostalgique qui rappelle les dimanches d’hiver en famille.
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Longtemps, j’ai tâtonné sur les morceaux de bœuf à choisir : trop maigres, ils sèchent ; trop gras, ils écœurent. Puis j’ai découvert le trio recommandé par Laurent Mariotte, et à partir de là, ma cocotte n’a plus jamais été la même.
Préparez-vous donc pour un vrai mijotage, tout en douceur. Comptez environ trois heures à feu très doux, avec un simple frémissement, pas davantage. D’ailleurs, le bouillon gagne beaucoup à être cuisiné un peu à l’avance : il se réchauffe à merveille et développe encore plus de saveurs.
Alors, sortez votre grande cocotte, prenez votre temps, et vous verrez : avec les bons morceaux, votre pot-au-feu change de dimension. Passons maintenant aux ingrédients, car c’est vraiment là que tout commence.
Les ingrédients du pot-au-feu pour un bouillon savoureux

- 800 g de plat de côte de bœuf, avec un peu de gras
- 600 g de gîte de bœuf, idéal pour le fondant
- 400 g de macreuse de bœuf, pour la mâche
- 3 gros poireaux, bien lavés, parties vertes et blanches
- 4 carottes, épluchées et coupées en tronçons
- 3 navets moyens, pelés
- 1 gros oignon piqué de 3 clous de girofle
- 1 petite branche de céleri, en tronçons
- 1 bouquet garni (thym, laurier, persil)
- 6 grains de poivre noir entiers
- 2 c. à café de gros sel, à ajuster en fin de cuisson
- 2 os à moelle, pour un bouillon bien riche
- Environ 2,5 litres d’eau froide, juste de quoi tout couvrir
- Quelques pommes de terre à chair ferme, à cuire à part
Les étapes pour un pot-au-feu parfumé et un bouillon bien clair
- Étape 1. Rincez rapidement les morceaux de bœuf, puis déposez-les dans la cocotte. Couvrez d’eau froide, portez à une ébullition très douce et écumez soigneusement pendant une dizaine de minutes. Ainsi, le bouillon restera bien clair et agréable à l’œil.
- Étape 2. Ajoutez ensuite le gros sel, les grains de poivre, le bouquet garni et l’oignon piqué. Baissez le feu pour ne garder qu’un léger frémissement. Laissez cuire ainsi une bonne heure trente, en posant le couvercle à moitié pour laisser la vapeur sortir sans que le bouillon ne réduise trop vite.
- Étape 3. Pendant ce temps, préparez les légumes. Coupez carottes, navets, céleri et poireaux en gros tronçons de 4 à 5 cm. Conservez des morceaux généreux : ils garderont mieux leur tenue après ces longues heures de cuisson.
- Étape 4. Au bout d’1 h 30, ajoutez tous les légumes dans la cocotte. Glissez aussi les os à moelle, idéalement enveloppés dans un petit morceau de gaze si vous avez peur qu’ils ne se vident. Laissez ensuite mijoter encore une heure à feu très doux, toujours sans faire bouillir.
- Étape 5. Parallèlement, faites cuire les pommes de terre à part, dans une eau salée frémissante, pendant environ 20 minutes. Elles resteront ainsi bien fermes et ne troubleront pas le bouillon. Gardez-les au chaud, simplement couvertes, jusqu’au service.
- Étape 6. En fin de cuisson, goûtez le bouillon. Ajustez le sel seulement à ce moment-là, car le liquide a déjà réduit. Si vous le trouvez trop gras, retirez délicatement quelques cuillerées de graisse en surface avec une grande cuillère, sans trop insister afin de préserver tout le goût.
- Étape 7. Pour servir, disposez les morceaux de viande bien égouttés sur un plat chaud, entourez-les de légumes et de pommes de terre. Présentez le bouillon brûlant à part, dans une soupière, avec de la moutarde forte et quelques cornichons pour réveiller le tout.
Astuces et conseils pour un pot-au-feu plein de relief
La grande erreur, c’est souvent le feu trop fort qui fait franchement bouillir le bouillon. Dans ce cas, la viande durcit, les fibres se resserrent et le liquide se trouble. Si vous voyez que ça bout, baissez aussitôt le feu, écumez à nouveau, puis versez un peu d’eau froide pour calmer la cuisson.
Si vous n’avez pas de macreuse sous la main, remplacez-la simplement par la même quantité de paleron. La texture sera un peu plus gélatineuse, ce qui donnera un bouillon encore plus rond et enveloppant. Dans ce cas, prolongez la cuisson d’une quinzaine de minutes pour que tout soit bien fondant.
Pour un bouillon plus corsé, laissez-le réduire à découvert durant les vingt dernières minutes. Vous pouvez aussi le filtrer à travers une passoire très fine, puis retirer la couche de gras une fois refroidie : la texture deviendra plus nette et plus légère, tout en restant savoureuse.
Au moment du service, une cocotte en fonte garde particulièrement bien la chaleur. Personnellement, je préfère apporter le plat de viande et de légumes séparément, et laisser la soupière de bouillon au centre de la table. Cependant, vous pouvez tout réunir dans une grande soupière, façon grande tablée familiale, c’est extrêmement convivial.
Un pot-au-feu à refaire souvent et à partager largement
Autour de la table, chacun se sert un peu de tout. Certains commencent par le bouillon brûlant, d’autres attaquent directement la viande et les légumes. Ce plat fait parler, réchauffe les mains autant que le moral, et finit presque toujours par être refait, comme un réflexe dès que le froid revient.
Le moment que je préfère, c’est celui où le bouillon fumant arrive dans l’assiette creuse, avec une cuillerée de moutarde sur le bord. La viande est tendre, les légumes sont fondants mais encore bien présents. En somme, c’est une assiette toute simple, et pourtant terriblement réconfortante.
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Vous pouvez bien sûr varier un peu : ajoutez un morceau de jarret ou un peu de queue de bœuf pour un bouillon plus gélatineux. Ou amusez-vous avec les légumes, en glissant un quartier de chou, quelques panais ou un morceau de céleri-rave, selon ce que vous avez sous la main.
Gardez cependant cette base de trio de viandes, faites-la vivre à votre manière, et surtout partagez ce pot-au-feu avec des gens qui aiment vraiment manger. C’est là que la recette prend tout son sens : autour d’une grande table bien animée, où l’on se ressert sans compter.
FAQ
Quels morceaux de bœuf utiliser pour ce pot-au-feu ?
La recette recommande un trio de 800 g de plat de côte, 600 g de gîte et 400 g de macreuse, avec un peu de gras pour le goût et le fondant.
Combien de temps faut-il cuire le pot-au-feu ?
Il faut compter environ trois heures de cuisson totale à feu très doux, avec un simple frémissement, sans faire bouillir franchement.
Comment obtenir un bouillon clair et savoureux ?
On démarre en eau froide, on porte à une ébullition très douce puis on écume une dizaine de minutes, et on maintient ensuite un léger frémissement sans gros bouillons. En fin de cuisson, on peut dégraisser légèrement la surface.
Pourquoi cuire les pommes de terre à part ?
Les pommes de terre sont cuites à part dans une eau salée frémissante pour qu’elles restent fermes et ne troublent pas le bouillon.
Peut-on remplacer certains morceaux de viande ou varier les légumes ?
La macreuse peut être remplacée par la même quantité de paleron, en prolongeant la cuisson d’une quinzaine de minutes. On peut aussi ajouter jarret, queue de bœuf, chou, panais ou céleri-rave tout en conservant le trio de viandes comme base.

